Madeleine avait préparé le dîner comme autrefois : poulet rôti doré au four, gâteau au citron maison, jolie nappe sortie pour l’occasion. Elle espérait raviver un peu de cette chaleur familiale d’antan.
Mais la réalité fut cruelle.
Son fils Julien se plaignait de la chaleur et du « repas trop traditionnel ». Sa belle-fille Camille ne quittait pas son téléphone. Quant à sa petite-fille Chloé, elle ne parlait que de la valeur de la maison, suggérant qu’il faudrait peut-être « rénover avant qu’il ne soit trop tard ».
Pas de bougies. Pas de café. Pas même un vrai moment partagé.
Le lendemain, Madeleine n’était plus triste. Elle était lucide.
Le “mois d’observation” : un plan bien ficelé
